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 03 - Event

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Keisa Kyoko
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MessageSujet: 03 - Event   Ven 29 Avr - 16:40


C'est le moment de faire ses achats.. pas de mourir.


♦Une journée comme une autre...♦


Risa FT. les gens




▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲

Le Black Saturday, une journée spéciale tout à fait ennuyeuse pour moi. Je ne suis pas trop fan des journées shoping, seulement ma mère Flora Holmes a réussi à me convaincre de l’accompagner faire ses petites courses. En vérité, je suis plus préoccupée sur la protection de ma mère plutôt que de m’acheter des fringues que je ne mettrais sans doute jamais, voire rarement. Ma mère me témoignait que je manquais de style vestimentaire. Qu’importe, je me déteste depuis que je suis Inhumaine. Voir mon visage devant un miroir serait comme regarder un film d’horreur à la télévision. L’accompagner me changera aussi les idées. Effectuer des missions à longueur de journée n’est pas vraiment plaisant par moments, surtout en recevant un entretien imprévu. Depuis une bonne petite heure, j’arpente les magasins avec ma daronne. La capuche de mon Sweat sur mes cheveux, je me fais tout de même remarqué. Je n’ai pas la possibilité de cacher mon visage car pour une fois, je suis en tenue civile. Le fait de ne pas porter mes armes me donne une impression d’être totalement nue. Heureusement, je peux quand même utiliser mon don extraterrestre en cas de besoin. De toute manière, c’est une journée tranquille, je n’ai pas à m’en faire. Néanmoins je suis toujours assez pessimiste sur de gros rassemblement. Le pourcentage d’un vol, d’un cambriolage, d’une agression augmente dans ce genre de situation. C’est pour cela, que malgré ma journée de repos, je scrute rapidement chaque individu de mon entourage. J’aimerais me passer des petits détails techniques qui pourraient me donner un indice sur leur vie privée mais parfois ça vient sans prévenir. Dont par exemple un homme au téléphone qui parle à sa maîtresse. Il est très discret mais je peux facilement lire sur les lèvres. Les hommes sont tous pareils. Jamais satisfait de leur femme qu’ils doivent en chercher une autre pour soulager leurs hormones. Ils réagissent la plupart comme de vulgaire animal. C’est désespérant.

« Que penses-tu de ce corset bleu virant légèrement au noir ? »

Captivant mon attention sur ma mère, je hausse un sourcil en regardant le vêtement.

« Ce n’est pas de ton style, soufflais-je désespérément. Comme-ci une commissaire de Police porterait un corset pour travailler… »

Ma mère se mit alors à rigoler doucement. Visiblement je venais de manquer quelque chose. Puis tout à coup je me rends compte de mon erreur.

« Je rectifie mon tir, répliquais-je immédiatement. Je ne porterais pas cette horreur. Déjà que je supporte mal les regards des gens, si c’est pour en avoir beaucoup plus c’est hors de question. »

Irritée, je sors du magasin de vêtements pour m’assoir sur un banc non loin. Si j’étais encore une personne normale, je porterais volontiers ce vêtement qui se rangeait dans mon style vestimentaire. Mais à présent, ce n’est plus du tout pareil. Je ne fais que de me lamenter sur mon sort depuis des mois, je devrais songer à autres choses. Surveillant tranquillement ma mère, je sens subitement le poids d’une autre personne sur le banc. J’aimerais être tranquille et voilà que j’ai de la compagnie. Inconsciemment, je tire ma capuche pour cacher un maximum mon visage. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens son regard sur moi. Je pourrais arrêter le temps pour observer qui est cette personne mais je n’ai pas vraiment envie de gaspiller mon énergie sur ce petit tour de passe-passe.

« Tu veux ma photo, questionnais-je froidement à mon ou ma voisin(e). »

J’ai alors une réponse de sa part. Une voix d’enfant qui me demandait pourquoi je portais ma capuche alors qu’il ne pleuvait pas dans le centre commercial. J’aurais préféré que ce soit un homme ou bien une femme. Le moindre vu sur mon visage pourrait l’effrayer. Je ne tiens pas à être ensuite la fautive de ses futurs cauchemars ou autres. Il me repose encore la question. Levant les yeux au ciel, j’essaie de l’ignorer mais je n’ai pas de chance. Je me retrouve avec un casse-cou de première. J’aimerais pouvoir lui coudre la bouche pour qu’il évite de me déconcentrer mais ce serait quelque chose de mal. Même le bâillonner ce serait cruel. Je me demande juste comment fait sa mère pour le supporteur car au bout de dix secondes j’en ai déjà marre.

« La ferme !! »

Ces deux mots sont partis tout seul inconsciemment avec une froideur extrême. Si bien que le môme va se mettre à pleurer. Caressant mon front tout en me disant que je la suis la pure conne qui soit, je songe à lui donner une Chupa Chups pour éviter qu’il pleure. Mais subitement je lâche la friandise à cause de quelque chose en particulier. Je ne pensais pas que cela arriverait mais finalement je me trompais. J’aperçois ma mère qui revient avec plusieurs sacs, dont le corset qu’elle m’a montré tout à l’heure. Elle est sérieuse… Voilà que le gamin se met maintenant à pleurer. Deux trucs qui me gonflent affreusement. Me levant d’un geste vif, je saisis les sacs des mains de ma mère.

« Je refuse que tu m’achètes des vêtements maman, grognais-je énervée de voir que ma mère est toujours aussi chiante qu’avant. Reste là je reviens. »

Entrant de nouveau dans le magasin de vêtements pour redonner les fringues, des hurlements me glace le sang. S’ensuivent ensuite des coups de feu et des explosions. Mon instinct me dit qu’une seule chose. Protéger Flora. Lâchant les sacs, je cours comme je peux près de ma mère. Pas évident de courir avec des bottes à talon. Ma daronne s’apprête déjà à s’aventurer sur les fusillades. Le portable à la main, elle commence à appeler la Police. C’est bien beau de les prévenir, mais le temps qu’ils arrivent, il y a aura une montagne de mort. Craquant mes doigts, je passe ma main derrière mon dos pour saisir mon katana. Mon arme de prédilection pendant mes missions. Cependant, étant donné que je suis en civil, je n’ai pris aucune arme sur moi. Je savais que j’aurai dû emmener quelque chose pour me défendre. Il ne me reste plus que mon pouvoir, bien que ce soit difficile de l’utiliser devant autant de monde.

« Maman n’y va pas !! Lui hurlais-je pour qu’elle puisse m’entendre et s’arrêter. Occupe-toi de trouver une sortie et d’évacuer tout le monde. Je me charge… »

Je n’ai pas le temps de terminer ma phrase car je suis coupé par un homme parlant avec le micro d’accueil du centre commercial.

« Monsieur, Madame bien le bonsoir... Aujourd'hui pour votre plus grand plaisir nous vous faisons rejoindre le créateur mais attendons une demoiselle à quelque chose à nous dire. »

En écoutant ensuite la femme au micro qui suppliait d’être épargnée pour telle ou telle raison, le gamin qui pleurait tout à l’heure crie que c’est sa mère. Puis après, un coup de feu surgit. Pas la peine de comprendre que la mère du garçon est maintenant décédée. Mon sang bouillonne de colère et de rage. Que j’aimerais étriper ce tueur, le faire souffrir seconde par seconde pour qu’il me supplie également de l’épargner. Malheureusement je ne peux pas me le permettre. Ma mère vient déjà de prendre le gosse dans ses bras et emmène les personnes aux alentours aux issues de secours. Si du moins il y en a. Enlevant ma capuche, je m’avance lentement en direction de l’endroit où se trouve le micro. Mon pouvoir laisse échapper de mes mains une brume bleue qui prend forme en petites balles de golf. Puis je les écrase par la paume de mes mains. Le temps autour de moi s’arrête, figeant toutes les personnes du centre commercial. Un calme règne à présent. Néanmoins je sens déjà la pression de mon pouvoir qui tiraille tout mon corps. J’ai encore beaucoup de progrès à fournir pour maîtriser ce pouvoir.

Arrivée à la zone où se trouve le micro en profitant de dévier plusieurs balles pour sauver la peau de quelques malheureux, je repère l’agresseur. Je n’ai pas le temps d’analyser ou bien de l’arrêter que mon don s’arrête brusquement laissant au temps de reprendre son rythme normal. Du sang coule le long d’une de mes narines. Je ne pourrais pas recommencer ce numéro une deuxième fois, pas avec autant de personnes dans les alentours. C’est à ce moment-là, qu’un simple révolver serait utile. Je ne connais pas ce type, et d’ailleurs je m’en fiche un peu, mais je compte bien l’arrêter. Lui parler ne servirait à rien. Attendant qu’il commence à appuyer de nouveau sur la gâchette de son arme, je plisse les yeux pour stopper la balle avant qu’elle n’ait eu le temps de sortir du canon. Il ne s’en rendra pas compte car tout se passe très vite. Lorsqu’il appuie une nouvelle fois sur la gâchette, la deuxième balle percute la première et fait exploser le canon de l’arme. Pointant mon index dans sa direction, je fronce les sourcils tout en sortant ma plaque de l’Epuration.

« Lâcher votre arme sans faire d’histoire. Au nom du gouvernement je vous arrête. »

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Keisa Kyoko
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MessageSujet: Re: 03 - Event   Dim 8 Mai - 16:53


C'est le moment de faire ses achats.. pas de mourir.


♦Arrestation en cours...♦


Risa FT. les gens




▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲

Le centre commercial devient un ou plutôt le chaos infernal. Tout le monde se pousse, hurle, chacun pense à sa peau au lieu d’aider les autres. Une femme âgée tenant à peine debout et s’aidant de sa canne, se fait littéralement bousculée. La chute est sans doute terrible pour elle, ses pauvres os souffrent le martyre à cause de la vieillesse. Personne ne pense à l’aider. Elle est là, en train de demander du secours puis perd connaissance en recevant un coup de genou sur le crâne. J’aurai bien voulu l’aider, seulement je suis devant un homme à moitié taré. Cet immonde personnage qui ressemble trait portrait à un tueur à gages est mon ennemi. Je suis sûr qu’il ne travaille pas seul. Des gens signalent une pyromane dans la sortie sud du centre Commercial. Ayant jeté un œil sur le plan de ce bâtiment, il n’existe que deux sorties. Une au sud et l’autre au nord. Malheureusement la sortie du nord est gardée pour ce boucher. Je n’en aurai pas pour longtemps avec ce type. Au vu de ses nombreuses armes sur lui, je peux en conclure que ce n’est pas un détenteur de pouvoirs même si d’autres théories me font penser le contraire. Une qui serait que son pouvoir ne serait pas puissant ou une autre pour la simple et bonne raison que les armes à feu sont autant plus jouissives que son don. Mais j’opte pour la probabilité qu’il n’est qu’un simple humain. Comme je l’envie. J’aimerais tant être normal.

Je remarque que sa main droite saigne dû à l’explosion de son arme. Moi qui pensais que l’explosion aurait été un peu plus violente, il s’en tire bien le rigolo. Mon pouvoir tourne autour de moi pour me protéger de n’importe quel projectile. J’étais prévoyante, l’homme pourrait très bien s’emparer rapidement d’une arme pour me loger une balle en pleine tête. Crispant mes doigts pour contrôler au mieux mon don, mes yeux qui teintaient une couleur violette obscur, s’illuminait de plus en plus. Ma colère tentait de prendre le contrôle de mon esprit pour tuer immédiatement cet homme. Il me suffirait juste d’arrêter le temps sur lui puis lui déboiter la nuque. Mais je ne dois pas céder à mon obscurité. Je suis avant tout l’espoir que porte ma mère mais également des gens de cet endroit. Une fois de plus je vais devoir sauver des vies en me salissant les mains, puis ensuite j’aurai à nouveau ses regards haineux sur ma personne. Parfois je me demandais si je me trouvais dans le bon camp. Je donne beaucoup mais j’en reçois peu voire rien du tout. Mais ce genre de ressentiment, je le vis depuis ma naissance. Dont à l’orphelinat. Si je tiens mes géniteurs, je pense que je n’aurais aucune pitié pour eux. J’ai pleuré, j’ai prié pour connaître ma véritable famille mais depuis que je suis avec Flora. Ma nouvelle mère. Je vis autrement. Je ne cherche plus à trouver le chemin qui mène à ma véritable existence. Je convoite un passage que personne n’a réussi à emprunter. Même si actuellement, ma colère suggère d’emprunter un chemin parsemé de champs de rose reflétant l’obscurité. Où à chaque pas des épines se logent dans mes genoux pour me rappeler pourquoi je me bats et pour qu’elle raison je hais ce monde.

Écoutant sagement les paroles de l’homme, mon côté Sherlock que j’ai hérité de ma mère prend le dessus. Du ton de sa voix, à sa manière de s’exprimer, de son comportement et de son trait de son visage j’essaie de trouver n’importe quel indice pour le déstabiliser, pour mieux connaître mon nouvel ennemi. C’est comme si actuellement je vivais la scène au ralenti. Chacun de ses mots durait une éternité pour moi alors qu’il s’exprimait normalement. Mon cerveau pourrait exploser à chaque fois que j’analysais mes ennemis. Sauf que pour cet individu, je n'ai presque aucune information ou indices d’utiles sur lui. Je me mords alors la lèvre inférieure comprenant mon échec. J’ai dû surestimer ce bonhomme. D’habitude je trouve toujours tout mais pour une fois je m’affronte à un mur de béton armé. Encore plus résistant que ma coquille de glace. J’en serais presque jalouse.

Restant toujours muette, je me repasse en boucle ses petites paroles. Il ne manquait pas d’assurance et sa voix pourrait terroriser beaucoup de monde. Mais ça ne me fait du chaud, ni froid. Je pourrais même simuler ma peur avec mon visage pâle mais la plaisanterie n’est pas de mon style. J’ai les moyens de l’arrêter, mais de là le faire avant qu’il ne tue tout le monde c’est beaucoup trop tard. Comme d’habitude, on me traite encore de mutante alors que je n’en suis pas une. Du moins je suis une autre espèce totalement rare pour l’instant. Mais ce qui me choque le plus ce sont ses dernières phrases. Une machine a tué sous le contrôle du gouvernement. Il ne mentait absolument pas ou alors il serait beaucoup plus habile pour déjouer ce que j’ai appris par la Holmes. Déjà Bucky, et ensuite cet énergumène. Mais pourquoi le gouvernement enverrait un type pour semer la terreur au civil. Posant ma main sur mon front, je me sens légèrement mal. Si jamais le gouvernement serait impliqué dans cette affaire je risque de leur rentrer dans le lard. Je bosse pour sauver des vies et non participer à des massacres. Déjà le coup de Noël contre la Résistance et ensuite ça. C’est trop. J’aurai mes preuves en interrogeant Stark ou Ross. Même si je suis absolument sûr que mon supérieur à l’armure de fer n’aura aucune info sur les agissements sombres de ce camp.

Levant le regard en sa direction pour la petite insulte sur ma personne. J’aurai presque souris. J’ai l’habitude des insultes mais pour la Barbie c’est tout nouveau. Surtout qu’elle est plus canon que moi ce qui m’en rend totalement envieuse. En essayant de le percer à jour, il a su directement que je possédais une mauvaise facette. Ce tueur à gages n’est pas n’importe qui. Néanmoins, je ne céderais pas à la tentation. Réfléchissant à un petit plan pour l’arrêté illico, je lui donne en cadeau un petit vent pour sa dernière question. J’ai horreur de danser. Surtout qu’à présent la danse est vulgaire et insultante par rapport aux années 90.

Il est temps de revenir à l’action. Profitant d’un petit moment d’inattention, je plisse les yeux pour figer Kory du cours de son temps habituel. Lui seul est figé et aucune autre personne. C’est beaucoup moins contraignant et je tiens plus longtemps. Attrapant mes menottes, j’emprisonne ses mains à l’aide de cet outil. J’enlève également ses joujoux pour éviter qu’il provoque à nouveau le chaos. Fermant le poing, le temps de Kory reprend son rythme normal. J’espère qu’il apprécie la surprise.
Planter devant lui, je penche la tête.

« Parle-moi de ton amie, et informe-moi sur ta fameuse mission de ce gouvernement, lui demandais-je d'un ton glacial pour refroidir l’atmosphère bien que la pyromane la réchauffe actuellement. Vu que tu es bavard, j’ai envie de connaître un peu plus sur ta venue dans cet endroit parsemé de monde. »

Attendant ses réponses, j’essuie le sang coulant de ma narine gauche. Je regarde ensuite mon index recouvert de mon sang. À ce moment mes iris se remettent à briller. Fermant les paupières rapidement, ma colère s’apaise petit à petit. J’espère juste que ma mère arrive à évacuer les gens de ce bourbier et qu’elle n’est pas comme d’habitude la fâcheuse envie d’arrêter les criminels. Je ne le sais pas encore, mais actuellement Flora songe à botter les fesses à Hope. Elle est réputée pour avoir arrêtée plusieurs criminels, une pyromane serait dans ses cordes.

« Alors ? Tu as perdu ta langue, questionnais-je le tueur à gages en restant de marbre. Je suis toute ouïe. »


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Keisa Kyoko
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MessageSujet: Re: 03 - Event   Mar 17 Mai - 15:18


C'est le moment de faire ses achats.. pas de mourir.


♦Vengeance...ou pas...♦


Risa FT. les gens




▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲

Je n’en croyais pas mes oreilles. Le gouvernement était responsable de ce massacre. En fait, ça m’étonne plus tellement. Étant donné que ma confiance est très limitée, je me doutais bien qu’un jour l’Épuration ferait un faux pas. Si j’avais accordé toute mon assurance sur cet empire, je serais sûrement détruite. Mais je ne suis pas sotte. Les paroles de Kory n’auront aucune incidence sur mon état d’esprit. A vrai dire, je ne bosse plus que pour une unique personne. Anthony Stark. Malgré mes différents avec cet homme, bizarrement je sens que je peux lui faire confiance. D’ailleurs je suis persuadée qu’il peut faire un bond en apprenant les agissements de l’Épuration. Je connaissais déjà une bonne petite réponse pour ce petit massacre. Il désirait que la faute soit accordée aux anormaux. Un plan efficace mais risqué. Le gouvernement ne s’attendait sûrement pas à ce que je sois également dans cette petite fête surprise. J’userai de tous les moyens possibles et imaginables pour renverser leurs plans. Qu’ils soient d’aujourd’hui ou de demain. Leur erreur était de m’engager. Ils vont voir quand je reviendrais au QG.

Le bonhomme avait tout à fait raison. Depuis que les Avengers sont arrivés, le monde est en pleine crise mais également en guerre. Je le sais pertinemment et je n’ai pas besoin d’un tueur à gages pour me le faire rappeler. Cependant, l’Épuration a d’ores et déjà gagné. Si j’arrête ces criminelles, le gouvernement incitera les gens à se recenser comme je l’ai fait. Pour protéger les citoyens. Cependant si je ne fais rien, la faute sera alors accusée par les agissements de mutants. Quand on est en haut de l’échelle on peut tout se permettre. Je craque alors mon index en le pliant à l’aide de mon pouce. Puis j’entame le majeur toujours à l’aide de mon pouce et ainsi de suite. À chaque craquement de mes doigts, ma frustration augmente recolorant une nouvelle fois mes iris d’un violet éclatant. Mon regard qui scrutait chaque individu qui fuyait le danger se baisse alors pour fixer Kory. Il était toujours menotté et je me doutais qu’il possédait une idée voire plusieurs derrière la tête. S’il croit que je suis une simple Barbie qui ne possède aucune expérience dans ce genre de situation il peut se crever les deux yeux. L’homme pourrait se débarrasser de ses menottes. En ce brisant le pouce. De cette manière il pourrait me surprendre et reprendre l’avantage sur moi. Une très bonne méthode, et j’aimerais qu’il se donne tout ce mal pour m’atteindre. Ça ne ferait qu’augmenter mon désir de l’arrêter pour de bon. Mais à quoi bon faire cette chose. Il l’a très bien dit. Il bosse pour l’Épuration. Ça ne sert à rien de poursuivre cette procédure. Je pourrais le tuer ou le blesser à mort pour qu’il évite de continuer. Mon côté sombre pourrait le faire. Oh oui. Que j’aimerais le taillader en pièce pour venger toutes ses victimes affalées sur le sol, baignant dans leur sang. Ou alors arracher chacun de ses ongles délicatement en prenant mon temps pour le faire souffrir. Mais à quoi bon, il est sûrement immunisé contre ce genre de chose. Je pourrais m’occuper de ce qu’il a entre les jambes. S’il possède une copine ou une femme, elle serait ravie de voir son homme sans sexe. Plus je pensais à des idées noires et plus mon envie de courir dans les champs de rose noire me trottait à la tête. Je dois simplement résister. Je ne suis pas comme eux. Je suis une Holmes, du moins je ne possède pas leur sang ni leur gêne mais j’honorerais leurs noms.

Poussant l’homme avec le talon de ma botte pour qu’il reste bien sagement sur le sol, je comptais tout simplement le laisser là, ou même le menotter sur un poteau pendant que je m’occuperais de son amie. Cependant, tout ne se passe pas comme prévu. Des coups de feu retentissent à nouveau et je reconnais très bien la voix de la personne qui hurle de douleur. Ce n’est pas possible. Je devais me tromper mais je sais constamment que mon jugement ne se trompe jamais voire très rarement. Ma carapace de glace en prend un coup, elle éclate presque. Je m’effondre sur mes genoux impuissants de ce que je viens d’entendre. Ma mère déteste les personnes usant de leurs pouvoirs ou dons pour semer le chaos. C’est inévitable qu’elle ait dû se battre contre la coéquipière de Kory. Brusquement, ma tête est lourde et ma vision se met à tourner voire chavirer. Comme-ci je venais de prendre une bonne cuite dans un bar. Je ne peux même plus surveiller mon petit prisonnier adoré. Bizarrement je me mets à grogner sans vraiment avoir l’intention de le faire. En fait, depuis que je me suis écroulée sur mes genoux, je ne contrôle plus du tout ce que je fais. J’ai l’impression d’être une simple spectatrice de mes agissements involontaires. Mon corps serait comme pris par une autre personne. Je me mets alors à regarder les armes du tueur. Me relevant, je saisis une grenade ainsi qu’un revolver chargé. Je n’ai pas besoin d’utiliser mon don pour me diriger vers Hope. Je vais juste lui laisser du temps pour vivre.

Les hurlements de ma mère continuent au fur et à mesure que je m’approche. Ma plus grande erreur c’est que je mon attention n’est plus du tout dirigée sur Kory. Ma colère me contrôle presque. Au lieu de courir pour rejoindre Flora, je marche en prenant mon temps. Les bruits de mes talons sont étouffés pour les cris des autres gens. C’est dommage j’aurais souhaité que la demoiselle entende le bruit de mes pas. Après quelques secondes, je suis enfin à plusieurs mètres de ma cible. Chargeant l’arme, je pointe sa tête. Je n’ai plus qu’à appuyer sur la détente. Mais je suis perturbé par un gamin du moins un ado qui s’occupait de ma précieuse proie. Mes pupilles s’arrêtent alors sur le corps de la Holmes. Elle était gravement blessée aux jambes, mais…elle respirait encore. Ce soulagement eut un petit effet sur moi. Je redeviens progressivement moi-même. Je baisse donc mon arme puis j’active mon pouvoir. Le temps s’arrête et je continue de souffrir pour ce contrecoup. Je me dépêche de porter le corps de ma mère et de l’éloigner le plus loin possible de ces psychopathes. Mon don se désactive et j’ai horriblement mal à la tête désormais. J’effectue tout de suite les premiers soins en essayant de limiter la perte de son sang. Il ne reste que quelques minutes avant que les secours n’arrivent. Étant donné que l’Épuration est dans le coup, ils vont être retardés. Si jamais ma mère meurt à cause du gouvernement, je les tuerais un à un quitte à devenir à mon tour une criminelle voire une terroriste.

Mon petit travail de soigneuse terminée, j’attrape mon arme pour pointer Hope. Elle adore son lance-flamme, alors je vais le détruire. Je tire au niveau de l’alimentation de son gadget, sur le réservoir en fait. Une flamme y sort en y émettant un bruit strident. Je réactive ensuite ma faculté à arrêter le temps pour figer les personnes autour d'Hope. Je prends soin de les éloigner le plus possible car ça va bientôt faire boum et y’aura des Chocohope. Une fois le petit sauvetage effectué, je me cale contre le mur en me tenant la tête. Mon pouvoir s’est à nouveau arrêté et à présent je n’ai plus qu’à regarder ce que la pyromane compte faire. Elle a plusieurs solutions dont déjà deux. Se faire sauter avec son engin, ou se dépêcher de l’enlever. Il existe d’autres solutions comme se suicider en faisant le plus de victimes possibles ou contre-attaquer avec son fusil. Autant dire que je suis également en danger au vu de ma fatigue, je suis même vraiment en danger à cause de mon égoïsme. J’espère aussi que son camarade ne va pas rappliquer, je voudrais qu’il reste sagement menotté. Je doute que ce soit le cas


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Keisa Kyoko
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MessageSujet: Re: 03 - Event   Jeu 26 Mai - 14:26


C'est le moment de faire ses achats.. pas de mourir.


♦Le vide du désespoir.♦


Risa FT. les gens




▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲▲

Mon coup venait de réussir, je venais de rendre hors d’usage le lance-flamme de la gamine. D’un côté j’étais soulagée, mais de l’autre je me mordais la lèvre inférieure en me lamentant sur mon sort de n’être pas arrivé à temps pour sauver le plus de monde possible. Les magasins aux alentours sont en flamme et je suppose que des cadavres calcinés y gisent…

Assise et adossée contre un mur, j’observe Hope qui enlève à toute vitesse son lance-flamme. La jeune femme arrive à le retirer tout en le jetant plus loin. Elle se met alors à courir et j’essaie de me relever pour essayer de la poursuivre. Cependant l’explosion retentit et projette Hope contre un mur et me repousse également dans un autre violemment. Dû au choc, j’ai le souffle coupé et je suis littéralement à bout de forces. Je n’arrive plus du tout à me relever et j’ai la tête qui tourne. Mon don me pompe toute mon énergie et mon cœur ne le supporte plus. Pourtant je devrais continuer, d’autres personnes sont encore en danger. Je sais que cette situation est moins pire que l’événement de New York mais bizarrement je n’y arrive plus. Dans le passé je n’étais qu’une simple humaine, j’ai réussi à évacuer tant de personnes, pourquoi je n’y arrive pas dans cette situation actuelle ?? J’étais bien parti pourtant. Est-ce à cause de mon arrogance que j’ai échouée ou bien de ma colère ?? Je ne trouve aucune réponse et mon corps refuse de répondre. Je dois me relever, je dois arrêter cette gamine, il le faut. Je me mets alors à frapper difficilement une de mes cuisses. Peut-être qu’avec la douleur mes jambes vont répondre à mon appel de détresse. Désespérée, je frappe l’autre cuisse. Sous l’émotion, des larmes commencent alors à couler le long de mes joues. Je pensais ne plus être capable de pleurer, je me trompais visiblement. Du sang coule de mes narines et je lutte pour ne pas perdre connaissance. Si je m’évanouis je m’en voudrais terriblement. J’aimerais tellement que d’autres personnes soient à mes côtés, mais si c’est le gouvernement qui est derrière tout ça, je ne peux que mettre mes doigts dans les yeux. J’ai eu tort en fait. Cet attendant est pire que New York. Je suis impuissante et je ne peux même plus agir.

Mon attention qui était centrée sur ma mère toujours inconsciente se tourne avec effroi sur Kory. Oui, il se trouvait bien là, à plusieurs mètres de moi. En pleine forme apparemment. Il tenait avec lui un jeune garçon et positionne tout à coup le canon de son arme sur la tempe du gamin. Pointant ma main en sa direction, de la brume bleue en sort mais disparaît aussitôt.

« S’il te plaît…juste encore une fois…laisse-moi le sauver…, murmurais-je les larmes aux yeux en suppliant mon pouvoir de s’activer. Ne m’abandonne pas…je t’en supplie… »

Kory souhaitait que j’utilise mon pouvoir, mais j’en étais incapable. Plus j’essayais et plus je me sentais horriblement mal. Même si je souhaitais mourir pour ce gosse, je ne pourrais pas car mon pouvoir ne fonctionnerait pas. S’il s’activait, je le ferais sans hésitation…

Rien que d’entendre le jeune garçon me supplier me rendait dans un désespoir absolu. Je n’ai jamais connu un tel événement qui soit aussi horrible que d’être incapable de porter secours à un gosse qui me supplie de l’aider.

« Arrête !!!! Hurlais-je en suppliant Kory de ne pas le tuer mais c’est trop tard… »

L’homme venait de tirer et je perds ma voix sur ce qui se passe. Le gamin tombe inerte sur le sol et le sang s'y repend. Je laisse tomber mon bras qui se trouvait lever en direction de Kory. S’il tenait à me briser, le tueur venait de réussir. Ma carapace de glace n’a pas tenu le choc face à Hope puis à Kory. Elle se brise même en mille morceaux et pour la deuxième fois de ma vie je me retrouve de nouveau à la case départ. Mes larmes continuent de couler et je succombe au chagrin. J’aurai dû persuader ma mère de ne pas venir à ce Black Saturday. J’aimerais pouvoir remonter le temps et arrêter ce problème avant que cela ne dégénère.

Je ne remarque plus le tueur à gages qui jette un fumigène pour couvrir sa fuite. Ni même Fitz qui ne s'est rapproché du corps de l’enfant pour prendre son pouls. J’ai tout de même entendu son cri pendant le coup de feu mais je l’ai oublié juste après que la mort vole la vie du garçon. D’ailleurs Fitz se met à poursuivre Kory. Je voudrais l’en empêcher seulement mes mots ne sortent plus de ma bouche. Je ne peux qu’être l’observatrice d’un homme en pleure qui disparait dans la fumée…

C’est la dernière chose que je vois avant de m’évanouir pour de bon…

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